dimanche 10 mars 2013

Entretien avec un génie.

Après avoir triomphé aux ARIA Awards et aux Grammy Awards, raflant tous les prix pour lesquels il était nominé, Gotye est retourné chez lui, en Australie où il a reçu, via Twitter, les félicitations de la Première Ministre australienne, Julia Gillard notamment pour être le premier australien à gagner le pris de l’Enregistrement de l’Année depuis 1975 : 

Après cela, il aurait été tout à fait légitime que Wally se repose un peu sur ses lauriers : 
285629_10151419769819651_442663912_n

Mais ce serait mal connaître ce bourreau de travail ! 

Dès le 14 février (sachant que la cérémonie des Grammys avait lieu le 10 et pratiquement à l'autre bout du monde !) Wally s’est prêté au jeu des questions et réponses avec les auditeurs d’une radio appelée 2SER (ne me demandez pas comment ça se prononce !). Cette petite station est l’une des premières à avoir diffusé la musique de Gotye lorsqu’il leur a envoyé sa première démo, quelques dix ans plus tôt. Wally n’a pas oublié l’émotion ressentie lors de son premier passage à la radio :

"Je me rappelle avoir été très excité quand Richard Kingsmill a diffusé une de mes chansons appelée 'Out Here In The Cold' dans son émission en 2003. raconte-t-il, J’étais en bas, en train de travailler sur de la musique dans ma chambre et mes amis m’ont appelé depuis l’étage et disant “Mec ! Mec ! Tu es sur Triple J ! Tu es sur Triple J !”. "

Et voilà pourquoi il a préféré donner sa première interview post-Grammys à 2SER plutôt qu’à une grande radio commerciale. Reconnaissant et fidèle !

Tiens, du coup, je ne résiste pas à  l'envie de vous coller ici le clip de “Out Here In The Cold” qui est un de mes préférés, si ce n’est mon préféré. La chanson est à vous faire fondre, la réalisation image par image stupéfiante et Gotye y est tout simplement magnifique ! Qu’importe si le sens du clip reste un peu obscur ! Franchement, quelle personne douée de raison pourrait songer à abandonner un être aussi adorable dehors dans le froid et le noir ? 

Mais je m’égare !

Sur 2SER, Wally a échangé pendant une heure avec le présentateur, Paris Pompor, et les auditeurs de la radio sur des sujets variés. 

Il a d’abord répondu à des questions concernant l’incroyable expérience que représente le fait de prendre part aux Grammy Awards et d’y être récompensé, en particulier par Prince. Puis il a évoqué la célébrité, le succès, la création de “Somebody That I Used To Know” ses difficultés à trouver une chanteuse pour l’accompagner dans ce morceau… des difficultés telles qu’il a même pensé renoncer à placer ce morceau sur l’album !

Il parle aussi de la conception du clip, de ses méthodes de travail, de ses collaborateurs, de ses doutes, renoncements et frustrations, de ses projets, des lourdeurs administratives et légales auxquelles il a pu être confronté étant donné qu’il travaille sur des samples (comment et dans quelle mesure créditer un musicien dont on échantillonne le travail ?),des visuels qui illustrent ses chansons, de ses goûts musicaux et de ses autres centres d’intérêt qui selon lui, ne sont pas nombreux. 

Il avoue en effet être principalement préoccupé par la musique mais ne se voit pas forcément comme un bon musicien ; s’il collectionne toute sortes d’instruments chez lui, c’est avant tout pour utiliser et transformer leurs sons, d'après lui ! S’il utilise beaucoup le synthétiseur pour ses expérimentations musicales, cela ne fait pas de lui un bon joueur de piano ou de synthé, prétend-il ! Il se voit avant tout comme un percussionniste et revient sur la difficulté de chanter et jouer de la batterie en même temps sur scène (d’où la présence d’un autre batteur dans son groupe de musiciens, d’ailleurs !). 

Il revient également sur ses premières créations, sans les renier mais avec le recul qui s’impose. Et toujours avec beaucoup d’humour et de modestie.

Mais il s’attache aussi à raconter quelques anecdotes comme cette rencontre ratée avec le maire de Bruges (sa ville natale) en raison d’une très mauvaise grippe qui l’a cloué au lit pendant neuf jours ! Une défection tout à fait indépendante de sa volonté qui a pourtant pu être mal interprétée par certains.

Au sujet de “Somebodies”, le mash-up qu’il a créé à partir de toutes les reprises de sa chanson Wally nous apprend qu’il a rencontré une bonne vingtaine des personnes qui se sont amusées à reprendre son titre, et ce dans divers pays, tout au long de sa tournée. Ses déclarations attendrissent le public de l'émission qui le manifeste bruyamment !

Il évoque enfin la reprise de sa chanson par le show Glee. N’ayant jamais vu le feuilleton mais voulant se montrer ouvert, il avait accepté que cette reprise soit faite mais, au détour d’une interview, il avait eu le malheur d’avouer qu’elle ne l’enthousiasmait pas plus que ça. Ceci avait généré (et génère encore !) une somme incroyable de protestations et de réactions hostiles sur Internet ce qui l'amuse plus qu'autre chose. Le fait est que je trouve cette version relativement inodore, incolore et insipide, à des années-lumière de la vibrante interprétation qu’en font Gotye et Kimbra ! Pas fondamentalement mauvaise mais un peu trop lisse ! Et en plus, il manque une partie des paroles ! Mais jugez par vous-même, la vidéo, c'est ici !

Et bien sûr, il n’oublie pas de parler des Basics ! Et c’est une très bonne chose car il y a beaucoup à dire à ce sujet et nous reparlerons très bientôt des Basics, ici.

samedi 16 février 2013

Et le gagnant est…

Pour la deuxième fois, j’ai bien cru que c’était a fin de ce blog ! Suite à une maladresse que je raconte en détail dans mon blog personnel, je l’avais accidentellement supprimé et, faute d’avoir pu le récupérer, j’ai dû patiemment le recréer, d’où le changement d’adresse, le temps perdu et la disparition de certaines photos et de tous les libellés que je replacerai progressivement ! J’ai aussi, hélas, perdu tous mes abonnés et les commentaires qu’ils m’avaient laissés ! Et ça, j’en suis profondément dépitée ! Mais je compte sur l’intérêt que suscite Gotye pour que ce blog renaisse rapidement de ses cendres ! 
En effet, l’actualité de notre cher Wally est littéralement effervescente en ce début d’année ! Accompagné de ses habituels complices et musiciens, il a débuté 2013 par une fin de tournée triomphale passant par Singapour, Taïwan, Osaka, Tokyo et New Delhi. Peu de mes amis étaient présents à ces concerts et je n’ai donc pas pu lire beaucoup de comptes-rendus de ces prestations.  Cependant, les articles de presse et les extraits circulant sur Internet ne nous ont pas permis de douter de la très grande qualité de ces shows… Et n’ont fait que rendre cet éloignement plus frustrant encore ! 
Bon nombre de photos ont aussi circulé sur la Toile et nous avons constaté que pendant cette tournée en Asie, Wally laissait croître sur son visage une barbe étonnamment fournie. 
Osaka 2013

Nous nous sommes beaucoup amusés de ce changement d’aspect ! Il faut dire que Wally ne s’est jamais vraiment cantonné à un look bien défini. On serait même tenté de se demander s’il s’en préoccupe vraiment : cheveux sagement taillés, bouclettes mi-longues ou folle crinière au vent, barbe légère ou épaisse, moustache ou visage rasé de frais, chapeau ou casquette, allure décontractée, t-shirts improbables ou élégance toute sobre… pour ma part, j’ai tendance à penser que tout lui va  ! Mais dans les groupes ou sur les pages que je fréquente, les discussions allaient bon train entre les partisans et les détracteurs de la Barbe ! Toujours dans une ambiance très bon enfant, cependant ! Les fans de Gotye sont, comme Wally lui-même, des personnes positives, pondérées et dotées d’une grande ouverture d’esprit ainsi que d’un solide sens de l’humour !
En vérité, ce qui nous tracassait était de savoir quel look Wally adopterait pour assister à la cérémonie des cinquante-cinquièmes Grammy Awards qui devait se dérouler à Los Angeles le soir du 10 février.  Il y était nommé dans trois catégories distinctes : Enregistrement de l'Année, Meilleur Groupe ou Duo Pop (pour “Somebody That I Used To Know” en duo avec Kimbra) et Meilleur Album Alternatif. 

Même s’il était le premier à croire qu’il ne gagnerait rien, ou tout au moins par les trois Grammys pour lesquels il était nominé, c’est vêtu avec la plus grande classe et la barbe élégamment taillée que Wally s’est présenté sur le tapis rouge de la cérémonie, aux côtés d’une Kimbra rayonnante et très joliment vêtue d’une robe créée par la styliste australienne Jaime Lee. 
535817_10100327004971320_96138289_n

Suivant la cérémonie soit en direct devant leur télévision (pour les Américains) soit en streaming sur leur ordinateur (pour les autres) nous avons eu le très grand bonheur de voir ces deux-là en interview,
66191_10100327007715820_1962925715_n

en conférence de presse (ou Kimbra semblait parfois plus à l’aise que Wally !),
67239_10100326999796690_1442824138_n

mais surtout, surtout, nous avons eu la très grande joie de voir Wally remporter non pas un, ni même deux mais bien les trois Grammy Awards pour lesquels il était nominé ! Le talentueux musicien qui, de son propre aveu, ne sait pas lui-même s’il fait de la musique pop ou alternative n’en revenait pas de ce succès ! Et cela s’est particulièrement vu quand le troisième trophée, comble de la consécration, lui a été remis par le mythique Prince en personne ! Prince qui s’est toujours montré plutôt avare de compliments envers les autres musiciens et qui a cependant déclaré “adorer cette chanson” avant d’annoncer que l’Award de l'Enregistrement de l’Année allait à “Somebody That I Used To Know” !

Sur scène, l’émotion était palpable ! Celle de Wally, bien sûr, qui déclare que les mots lui manquent au moment où il reçoit un Award de la part d’une personne qui a été une de ses plus grandes sources d’inspiration. L’émotion de Kimbra, manifestement très impressionnée de se retrouver face à cette légende vivante qui va même jusqu’à leur faire l’aumône d’un sourire… Et que dire de ma propre émotion ? 

Bien avant Gotye et avant d’autres aussi, Prince était mon idole absolue ! J’en étais folle ! Je pillais les magasins et les foires aux disques, en quête du moindre CD, du moindre vinyle, du moindre picture disc ! Posters, t-shirts à son effigie, concerts et films en VHS… Rien ne manquait à ma panoplie de parfaite petite fan et je pensais qu’aucun artiste, jamais, ne saurait se hisser sur son piédestal et susciter autant d’intérêt chez moi ! Je l’ai même vu deux fois en concert à Bercy ! Je crois que si Internet, les réseaux sociaux et les blogs avaient existé à l’époque, j’aurais fait pour Prince ce que je suis en train de faire pour Wally ! 

Et puis l’engouement s’est un peu émoussé avec l’âge. Et surtout, les albums de Prince se faisaient plus rares, moins variés, sans parler de ses exigences de diva qui me lassaient !

Là, j’ai l’impression de redevenir fan et tout ça grâce à Wally ! Voir ma plus récente idole recevoir un trophée aussi prestigieux des mains de la plus ancienne me tourneboule encore une semaine après ! J’en ai véritablement les larmes aux yeux ! Prince lui-même semblait sensible au charisme de Wally et se comportait, devant lui, comme un confrère et non comme une star distante et inaccessible ! Un peu comme si Wally, avec sa délicieuse timidité, sa charmante maladresse et sa sincérité à toute épreuve avait rendu de son humanité perdue à l’Artiste-Que-L’on-Ne-Sait-Plus-Trop-Comment-Nommer pour nous restituer le Prince d’autrefois ! Un très beau moment d’admiration mutuelle ! Une sorte de passage de relais ou de bouclage de boucle !  
Grammys 2013 7
  
Ce soir-là, j’étais une admiratrice vraiment comblée !

dimanche 16 décembre 2012

Retour triomphal en terres australes.

Quelques trois semaines après ce fabuleux concert parisien et l’incroyable rencontre qui s’en est suivie, la tournée européenne de Gotye et sa bande se terminait. 

Je dois l’avouer, ça m’a fichu un coup ! Je sais que c'est ridicule parce que d'autres que les fans américains ou européens avaient tout de même le droit de les voir sur scène mais les faits étaient là : malgré mon louable souhait de ne pas me comporter comme une fan, j’étais totalement déprimée à l’idée de voir ceux que j’appelle désormais “les garçons” quitter notre bon vieux continent ! Mon moment en leur compagnie était certes passé mais tant qu'ils étaient dans un pays proche, leur absence ne me gênait pas plus que ça : après tout, ils étaient dans le voisinage ! Et en plus, il y avait toujours une ou plusieurs de mes correspondantes Gotyettes ou Wall-Nuts pour aller à un de ces concerts et me faire profiter de leurs comptes-rendus et de leurs photos. Mais là  c’était fini ! Il partaient ! Et si loin ! J’avais eu l’occasion incroyable de serrer étroitement Wally entre mes bras à peine quelques jours plus tôt et à présent, c’était carrément  le cœur incandescent de notre planète qui se trouvait entre nous ! Et ça, franchement, quand on y réfléchit bien, c’est tout de même vertigineux !

Ce fut d’abord un concert à Dubaï puis, le retour tant attendu en Australie. Il faut dire que la tournée avait commencé depuis août dernier et les garçons avaient sans doute bien besoin de retrouver leurs proches. “La première chose que j’ai faite en arrivant en Australie, c’est embrasser ma compagne sur les lèvres et me mettre au lit !” déclarait d’ailleurs Wally, huit jours plus tard sur le tapis rouge des ARIA Awards (Australian Record Industry Association) qui sont un peu à l’Australie ce que les Victoires de la Musique sont à la France. Il répondait ainsi à une question posée par les Gotyettes et relayée par The Au Review, site indépendant qui couvre les événements artistiques et musicaux en Australie.

Wally et Tash Aria Novembre 2012
Tash et Wally sur le tapis rouge des ARIA Awards 2013

Le repos, en effet, a été de courte durée et une semaine après son retour dans son pays d’adoption, Wally était donc invité à cette cérémonie pour laquelle il était nominé dans quatre catégories : Album de l'Année, Artiste Masculin de l'Année, Meilleur Album Pop et Meilleure Prestation Scénique en Australie.

Je n’ai malheureusement pas pu voir cette cérémonie, bien que l’on m’ait communiqué un lien pour la regarder en streaming : étant donné le décalage horaire, l’évènement se déroulait à plus de 3h du matin, heure française, nous étions en plein milieu de semaine et je devais me lever tôt le lendemain ! Je n’ai pas manqué d’en être dépitée d’autant que… devinez quoi ! Gotye a raflé les QUATRE trophées pour lesquels il était nominé ! Autant dire que j’ai raté de nombreuses occasions de le revoir !

“Mon Dieu, j’ai passé beaucoup de temps debout ici !” dira-t-il, modestement, en recevant le quatrième trophée, celui du meilleur album, avant d’ajouter : “Il y a un paquet d’albums fantastiques, en particulier d’artistes australiens, dont je suis tombé amoureux, cette année… alors continuez d’écouter des disques, continuez d’acheter des disques.”
Aria Awards 29 novembre 2012 Album of the year

Avec ces quatre nouveaux trophées, le nombre d’ARIA Awards gagnés par Gotye s’élève aujourd’hui à dix et c’est la deuxième année consécutive qu’il remporte le prix du meilleur artiste masculin. (Infos recueillies sur le site http://www.skynews.com.au).

Aria Awards 2011
Wally et l'un des trophées remportés durant les ARIA 2012

Mais ce n’est pas tout : nous avons eu le plaisir d’apprendre, il y a quelques jours, que l’album “Like Drawing Blood” était maintenant disque de platine en Australie !

LDB platine

Enfin, le retour de Wally et du reste du groupe en Australie a été l’occasion, pour eux, de donner quatre concerts triomphaux à Adelaïde, Melbourne, Brisbane et Sydney. Des centaines d’images et d’extraits de concerts circulent à présent sur Internet : c’est à vous faire tourner la tête… et il serait dérisoire de n’en publier que quelques uns ici ! Je dois d’ailleurs avouer que je n’ai pas encore tout vu ! 

Mais maintenant, la tournée est terminée… Au moins pour cette fantastique année 2012. Les garçons vont goûter au repos bien mérité et profiter des fêtes auprès des leurs. L’année prochaine sera une autre histoire puisque s’annoncent, dès le 26 janvier, des dates à Singapour, Taïwan, Osaka, Tokyo et même Delhi ! Évidemment, tout cela est encore bien loin ! Mais qu’à cela ne tienne ! Je trouverai sans doute le moyen d’en dire quelques mots sur ce blog.

mercredi 7 novembre 2012

31 octobre 2012 : Zénith de Paris. Backstage !

A la fin de ce concert mémorable, toutes les filles qui s’étaient retrouvées dans la file d’attente avant le show avaient convenu de se réunir devant l’espace merchandizing pour finir la soirée en apothéose. En effet, l’une d’entre nous avait réussi à obtenir des laisser-passer pour se rendre en coulisses et rencontrer le groupe ! Honnêtement, nous avions toutes essayé, moi la première (si !) mais je n’avais pas obtenu de réponse. Peut-être mon mail s’était-il perdu. Du coup, je ne pensais absolument pas qu’une chose pareille pourrait m’arriver. Mais une autre d’entre nous y était parvenue et comme c’est une fille en or, elle n’a pas manqué d’en faire profiter ses plus proches correspondantes.

Laisser-passer

C’est donc nanties de ce précieux sésame que nous nous sommes présentées devant les loges, peinant à réaliser ce qui était en train de nous arriver ! En vérité, je le savais depuis la veille car cette amie m’avait contactée pour me le dire mais je m’étais refusée à y croire jusqu’à ce que j’y sois pour de bon. Et voilà qu’à présent les portes s’ouvraient. Nous y étions ! Cela allait arriver ! Cela allait NOUS arriver ! 

Après quelques vérifications encore, on nous a enfin autorisées à entrer dans un petit local tout simple où étaient disposées quelques tables en formica, quelques chaises sans confort particulier ainsi que quelques boissons destinées aux musiciens. Pas trace de luxe tapageur dans le coin !

Wally était en haut d’un escalier métallique qui menait à une sorte de mezzanine. Comme il était en train de discuter avec d’autres gens, nous avons sagement attendu qu’il descende et je dois dire que je suis vraiment fière du comportement des admiratrices de Gotye. Aucune d’entre nous ne s’est précipitée vers lui en hurlant comme une hystérique : pas de cris, de larmes ni d’évanouissement même si, d’après une autre privilégiée, j’étais extrêmement blanche ! Nous avons juste attendu qu’il descende et vienne parler avec nous. 

Je n’y croyais toujours pas ! En vérité, j’y croyais si peu que, contrairement à la plupart des autres filles, je n’avais rien apporté à lui offrir. Je sais que ça se fait mais en vérité, j’avais peur de me porter la poisse si je tentais d’anticiper quoi que ce soit ! Donc, je n’avais rien pour lui et quand j’ai enfin pu l’approcher, je m’en suis sincèrement excusée. Il m’a assuré que ce n’était pas grave et a gentiment accepté de signer la pochette du vinyle de “Like Drawing Blood” que j’avais acheté à l’espace merchandizing. !

Vinyl Like Drawing Blood dédicacé (2)
Toutefois, il a fallu que je lui dicte mon prénom car il ne savait pas l’écrire ! Heureusement, je suis parvenue, malgré l’émotion, à l’épeler correctement et j’ai eu droit à une dédicace absolument impeccable. D’ailleurs, je suis très contente parce qu’il a signé “Wally” et non “Gotye”!
Dédicace
 Ensuite, je l’ai félicité pour le concert, lui disant que j’avais ri, pleuré, et assisté sans doute à l’un des plus beaux spectacles de ma vie. Il m’a répondu “My pleasure !”, presque timidement, avec l’air d’être étonné de recevoir tant de compliment et surtout avec ce large sourire qui n’appartient qu’à lui. 

Puis, il a accepté de prendre cette photo avec moi et pendant que je prenais la pose avec lui, je ne pouvais m’empêcher de penser au clip de “Somebody That I Used To Know” qui m’avait si bien scotchée quelque mois plus tôt. J’arrivais à peine à me convaincre que c’était bien la même personne qui était là, tout près de moi, sa main sur mon épaule et mon bras autour de sa taille. Et je me demandais bien à quoi je penserais quand je reverrais le clip ! 

Zénith Paris 31 octobre 2012 Gotye et moi

Une fois la photo prise, j’ai quand même laissé Wally discuter avec d’autres fans et je me suis approchée de Tim Shiel, un de ses musiciens qui est également un garçon charmant, très abordable et doté d’un sens de l’humour très vif. Ses tweets sont souvent drôles et quand la rumeur au sujet du suicide de Wally s’était répandue en début d’été, il avait choisi l’humour pour répondre par une rumeur tout aussi improbable :"J'ai la tristesse de vous confirmer que Gotye est bien décédé. Il a fait une crise cardiaque alors qu'il chevauchait une licorne au-dessus d'un double arc-en-ciel".

Au-delà de sa collaboration avec Wally, Tim a son propre projet : il expérimente de la musique électronique assez décalée sous le nom de Faux-Pas.  Les sonorités sont parfois déconcertantes mais toujours dignes d’intérêt et à des années-lumière de ce qu’on entend partout. Disons que “Faux-Pas” est à Tim ce que “Gotye” est à Wally. et je n’ai pas manqué de le féliciter pour ce travail. Il a eu l’air vraiment surpris et ravi que je sois au courant de cet autre aspect de sa carrière. Il ne semblait pas du tout réaliser que nous nous intéressions à ce qu’il faisait de son côté. Un peu comme s’il pensait que nous étions venues uniquement pour Wally et ne voyions en lui qu’un des musiciens de Gotye. Il est vraiment attendrissant de constater que des garçons aussi talentueux peuvent se montrer aussi modestes, presque inconscients de l’intérêt qu’ils suscitent ! C’est valable pour Tim, pour Wally, pour le grand Tom Kopecek à l’impressionnante voix de basse qui s’occupe du bon agencement de la tournée et pour les autres qui n’ont pas trop osé se mêler à nous : des gens si gentils, si chaleureux, disponibles, conviviaux, et en même temps si humbles, modestes, attentionnés et drôles, j’en ai rarement vu ! Je ne parle même plus d’être célèbre ou pas ! Même dans mes rencontres quotidiennes, j’ai rarement approché des personnes de si grande qualité !Avec Tim aussi j’ai pu sans problème prendre la pose pour une photo qui n’est pas d’une qualité exceptionnelle mais je garde un souvenir impérissable de cet instant.

Zénith Paris 31 octobre 2012 Tim Shiel et moi
Wally, est ensuite revenu vers moi car, un peu troublée, je lui avais laissé le stylo avec lequel il avait dédicacé mon disque et dont il s’était servi pour signer plein d’autres choses pour d’autres fans.

Stylo

Puis… je ne sais plus trop comment ça s’est passé mais certaines filles du groupe ont commencé à lui dire qu’il devrait quand même faire l’effort de parler français. Dans un premier temps, Wally était réticent mais il n’a pas mis longtemps à prononcer quelques mots qu’il connaissait sans les comprendre comme “C’est magnifique” ou le fameux “pamplemousse” dont l’incongruité nous avait fait tant rire lors de son passage à Taratata. A un moment, il s’est tourné vers moi et m’a dit qu’il aimait bien les sonorités de “Quelque chose” sans savoir ce que ça signifiait. Donc je lui ai expliqué qu’en anglais, cela se traduisait pas “Something” puis il a embrayé sur “Parfait”, me disant qu’il aimait ce mot et qu’il comprenait bien que cela voulait dire “Perfect” mais que cela lui faisait également penser à un dessert. Et effectivement, c’est le cas puisque le parfait s’avère être une sorte de glace. S’en est suivi un moment totalement surréaliste au cours duquel je me suis retrouvée en train d’expliquer à l’une des personnes que j’admire le plus au monde ce qu’était un parfait alors que j’avais prévu de lui parler musique et de promouvoir ce blog ! Imaginez un peu si je disais ça à quelqu’un : j’ai rencontré Gotye et je lui ai expliqué ce qu’était un parfait ! On dirait que je raconte un de mes habituels rêves délirants !

Mais telle était l’ambiance de cette rencontre : on parlait de choses toutes simples, en toute amitié, en toute simplicité, comme si on s’était toujours connus ! Sincèrement, j’avais l’impression de me trouver parmi des amis de longue date et non en compagnie de musiciens mondialement connus et d’amies jusqu’alors virtuelles !

D’ailleurs, en entrant dans cette pièce, je m’attendais à une rencontre d’une dizaine de minutes entre deux portes et encore : un autographe, une photo et voilà ! Mais en vérité, nous avons passé pratiquement une heure et demie dans les coulisses avec ces gens adorables ! Nous avons discuté longtemps encore, plaisanté,  ri, fait des photos de groupe que je ne publierai malheureusement pas ici car certaines des filles préfèrent rester discrètes et je tiens à respecter leur souhait ! Personnellement, si ça ne tenait qu’à moi, je monterai sur un toit pour raconter cette histoire en la hurlant à la lune ! En vérité, c’est bien un peu ce que je fais avec ce blog ! Nulle vanité dans cette démarche ! C’est juste que j’ai ressenti et ressens encore trop de bonheur pour parvenir à le garder pour moi seule !  

Mais les meilleures choses ont une fin, c’est bien connu, et au bout d’un moment, Wally s’est approché de nous et chaque admiratrice à eu droit à un gros, un énorme câlin en guise d’au revoir ! La encore, je ne vous parle pas d’une petite accolade de rien du tout mais d’une vraie, d’une longue étreinte amicale, respectueuse et pleine d’affection sincère ! Alors que certaines stars ne veulent même pas que l’on croise leur regard, Wally a serré chacune d’entre nous contre lui pendant de longues secondes, sans distinction d’âge, de physique ou que sais-je encore ! Quand mon tour est venu, nous étions si étroitement serrés dans les bras l’un de l’autre que je sentais nettement les os de sa pommette et de sa mâchoire contre ma joue. J’ai même senti qu’il souriait. Et pour la première fois de ma vie, je n’ai pensé à rien d’autre qu’à ce qui m’arrivait à ce moment précis. D’ordinaire, mes pensées vagabondent toujours, quoi que je fasse, mais cet instant particulier était comme hors du temps. Un moment de plénitude et de grande paix intérieure. La certitude d’avoir approché quelqu’un de spécial…

Ensuite, nous nous sommes séparés et tandis que les garçons restaient en coulisses pour goûter un repos bien mérité, nous sommes parties dans la nuit et le froid automnal. Pour autant, nous n’étions pas tristes car nous venions de vivre un moment vraiment merveilleux. Non seulement nous avions approché des gens exceptionnels mais nous nous étions enfin rencontrées après tout ce que nous avions partagé sur Internet. En quittant le Zénith, d’ailleurs, j’ai été interpelée par une autre fan qui attendait Wally aux portes du Zénith. Elle m’a reconnue et j’ai été ravie de la voir enfin. D’autant que j’ai su par la suite qu’elle a pu, elle aussi, approcher Wally alors que cela semblait un peu compromis. Mais ce soir-là, tout semblait possible. Il y avait vraiment quelque chose de magique dans l’air. Peut-être parce que c’était la nuit d'Halloween ? Allez savoir ! 

Dans le métro qui nous ramenait chez nous, nous en avons vu, des gens costumés et de joyeux fêtards. Étaient-ils vraiment aussi heureux que nous ? Je ne le saurai jamais mais franchement j’en doute. Car nous venions de vivre l’impensable ! Nous venions de vivre la nuit la plus exceptionnelle qui soit ! Nous venions de vivre un rêve éveillé ! 

samedi 3 novembre 2012

31 octobre 2012 : Zénith de Paris.


Affiche Gotye Concert Paris 31-10-2012

C’est au terme d’un véritable parcours du combattant et en toute fin d’après-midi que j’ai réussi à rallier le Zénith de Paris en cette veille de Toussaint plutôt frisquette. Disons-le en un mot comme en cent : cette immense salle de concert est affreusement mal indiquée et je devais découvrir au cours de la soirée que l’on y est également très mal assis, les fauteuils étant trop petits, trop étroits et trop durs ! En fait, l’agencement de la salle est calibré pour caser le plus de gens possible dans le moins d’espace possible ! Mais que ne supporterait-on pas pour voir enfin Gotye sur scène quand on en rêve depuis le printemps précédent et que l’on a les billets en main depuis plusieurs mois ? 

Enfin, je n’avais pas vraiment les billets en main mais un simple mail que je devais présenter au guichet d’entrée en échange de mes tickets. Cette situation, très inhabituelle, n’avait pas manqué de m’angoisser tout l’été. Je craignais que ce mail ne soit pas valable et que je me fasse purement et simplement rabrouer aux portes du concert. Quelques mots échangés sur Internet avec d’autres fans confrontés à la même situation m’avaient quand même un peu rassurée. Or justement, ces fans, je les ai retrouvées dans la file d’attente de ces fameux “e-billets” et finalement, ce système n’est pas si mal car nous sommes entrées assez rapidement dans la salle et nous avons pu nous installer où nous voulions, qui dans la fosse, qui aux premiers rangs des gradins. 

Nous n’avons pas attendu très longtemps avant le début du concert. Les deux premières parties, Jonti et PVT ont constitué deux très agréables surprises leurs expérimentations musicales n’étant pas si éloignées de l’univers sonore de Gotye. Rien d’étonnant à ce qu’il les ait choisis pour le précéder sur scène. Je vous conseille de faire des recherches sur Internet pour découvrir ce musicien et ce groupe étonnants. 


Puis le grand homme, celui que nous attendions tous est enfin arrivé sur scène accompagné de ses musiciens. Et d’entrée, il a électrisé l’audience par une introduction ample et puissante : le morceau “Making Mirrors” qui ouvre l’album éponyme. Si les sonorités sont toutes douces voire à peine audibles sur le CD, le morceau prenait une dimension tout autre sur scène. D’emblée, le public était hypnotisé. 

Cette intro majestueuse fut suivie de morceaux nerveux (“Easy Way Out”, “The Only Way”, “Eyes Wide Open”), servis par des animations de grande qualité projetées sur un grand écran derrière le groupe.

Mais comment raconter ce concert en détail ? Ce serait comme tenter de raconter un rêve ! Les images et l’ordre précis des chansons se mélangent déjà dans ma mémoire. Ce qui reste, c’est qu’au cours de ce spectacle de près de deux heures, Gotye et son groupe nous ont fait voyager. Ils nous ont fait rire (“State Of The Art”, “The Only Thing I know”, “Thanks For Your Time”, '”Seven Hours With A Backseat Driver” et toutes les petites improvisations entre les morceaux car ces cinq-là s’entendent comme larrons en foire, s’amusent entre eux et s’amusent aussi avec leur public), ils nous ont fait rêver (‘Hearts a Mess”, “Night Drive”), ils nous ont fait danser (“Dig Your Own Hole”) et même pleurer ! Oui, j’avoue que pendant le morceau “Giving Me A Chance”, j’ai été submergée par une émotion incroyable et les larmes sont venues, toutes seules. C’est étrange car cette chanson n’est pas forcément celle que j’avais le plus remarquée sur l’album, mais il en a proposé, sur scène, une version acoustique qui était vraiment très touchante. Et comme il a poursuivi par “Bronte”, cela n’a rien arrangé, quand on sait combien cette chanson me rappelle un récent épisode de ma vie. 

Évidemment, le morceau que tout le monde attendait, c’était l’incontournable “Somebody That I Used To Know”. N’ayant pas de partenaire féminine pour compléter le duo avec lui, il a demandé aux filles du public de reprendre les paroles initialement chantées par Kimbra et je peux jurer que, si je m’en suis donnée à cœur joie, je n’ai jamais aussi mal chanté de toute ma vie ! Mais quel moment intense !

Il a fait aussi chanter l’intégralité du public sur “Save Me” puis il y a eu une fausse sortie et le retour du groupe pour ce qui s’avère être mes deux morceaux préférés : “I Feel Better” et “Learnalilgivinanlovin" qui ont vraiment “mis le feu” à la salle et ont donné à Wally l’occasion de se déchaîner sur les percussions ! Il faut dire que pendant tout le concert, Wally a virevolté d’un instrument à l’autre, passant du synthétiseur à toutes sortes de percussions (y compris une minuscule clochette sur “Heart’s A Mess”), utilisant le vocodeur avec parcimonie et intelligence, épatant finalement tout le monde et quittant la salle en laissant derrière lui un public conquis ! Et un Zénith bondé car, contrairement à des bêtises que j’ai pu lire ici et là (encore !), les places s’étaient bel et bien vendues et la salle était archi-comble ! 

Cette soirée merveilleuse aurait pu s’arrêter là mais c’est à ce moment précis que le rêve prend corps ! Mais je me rends compte que cet article est déjà très long et je ne voudrais pas lasser mes lecteurs. La suite – et quelle suite ! – arrive dans un prochain billet !

jeudi 18 octobre 2012

Deux nouveaux clips et la tournée européenne !

Ô joie ! Alors que je jetais un oeil fatigué sur ma messagerie juste avant d’aller me coucher, j’ai la très agréable surprise de découvrir que la nouvelle Newsletter du site www.gotye.com nous a été envoyée il y a moins de deux heures ! Quelle agréable surprise ! 

Notre Wally qui termine tout juste sa tournée nord-américaine nous gratifie de deux superbes clips qui ont servi de supports visuels à ses prestations sur scène. Une fois encore ou plutôt deux fois encore, Wally opte pour le dessin animé avec d’abord, le clip de “Dig Your Own Hole”, titre que j’adore et dont j’ai déjà parlé ici.  


Et voici à présent le clip du très étrange “Seven Hours With a Backseat Driver”, extrait de l’album “Like Drawing Blood”. Un morceau qui, je l’avoue, m’a un peu désagréablement chatouillé les oreilles aux premières écoutes. Aujourd’hui habituée à la bizarrerie du garçon et à l’extraordinaire diversité de son univers, je dois avouer que j’aime bien ce morceau et qu’il m’amuse. Mais c’est particulier, j’en conviens. Tout comme le clip qui suit : 


Ce morceau, évidemment, est l’un des préférés de Wally avec “State of the Art”, un autre titre très curieux et déroutant dont je reparlerai sans doute. Je le confesse : je peux comprendre qu’à la première écoute, on ne soit pas forcément emballé ! 

Ah, c’est sûr, on est loin de “Somebody That I Used To Know” ! L’univers de Gotye n’est pas fait que de chansons d’amour tristes. Il est au contraire plein d’humour, de fantaisie, de couleurs, de créativité, de sonorités déstabilisantes… Et il est parfois difficile d’entrer dans cet univers-là ! Difficile d’y entrer mais impossible d’en sortir ! 

Quand je pense que des détracteurs se sont demandés si un concert de Gotye consistait à l’entendre chanter son titre phare douze fois de suite… Ils feraient bien de se documenter comme je l’ai fait ou de faire le déplacement pour le voir sur scène car franchement, ils ne savent pas ce qu’ils perdent !  

Et justement, puisque nous parlons de concerts, sachez que la tournée européenne de Gotye va bientôt commencer ! En voici les dates :


30 octobre - Stahlwerk, Dusseldorf, Allemagne
31 octobre - Zenith, Paris, France (J’y serai ! J’y serai !)
1er novembre - Sportpalais, Antwerp, Belgique
3 novembre - Rockhal, Luxembourg
5 novembre - Torwar, Varsovie, Pologne
7 novembre - Avo Session, Bâle, Suisse
8 novembre - Jahrhunderthalle, Francfort, Allemagne
9 novembre - Tonhalle, Munich, Allemagne
10 novembre - Heineken Music Hall, Amsterdam, Pays Bas)
12 novembre - Hammersmith Apollo, Londres, Royaume Uni (COMPLET)
13 novembre - Hammersmith Apollo, Londres, Royaume Uni
15 novembre - Manchester Apollo, Manchester, Royaume Uni
17 novembre - Campo Pequeno, Lisbonne, Portugal (annulé, hélas !)
19 novembre - Columbiahalle, Berlin, Allemagne
21 novembre - Falconer Hall, Copenhague, Danemark

Après, c’est une autre histoire : Wally et sa bande filent aux Emirats Arabes Unis avant de regagner la mère patrie australienne en décembre. Puis, dès janvier 2013, c’est un nouveau départ vers le Japon…

En attendant, et si vous n’avez pas encore vos places, courez vous les offrir ! Même si je n’ai encore jamais vu Gotye sur scène autrement que par Internet, quelque chose me dit que ça vaut vraiment le déplacement !

dimanche 23 septembre 2012

L’histoire touchante de “Bronte”.

Ce lundi, il y aura un an jour pour jour que ma chienne adorée Myrtille nous quittait à l’âge de 15 ans. Atteinte d’une pancréatite ayant dégénéré en cancer, elle a dû être euthanasiée et s’en est allée comme elle a vécu : dans l’amour et la douceur, entourée de mon affection et de celle de ma mère. Un évènement très triste que je raconte ici. 

Vous aurez remarqué que ce lien mène à un autre blog. En effet, j’en rédige ou en co-administre trois autres. Celui vers lequel ce lien vous a dirigé est un peu consacré à “ma vie, mon œuvre” : j’y évoque les petits faits marquants de mon quotidien, l’actualité quand elle en vaut la peine, je parle voyages, musique, cinéma, littérature, je partage mes souvenirs, mes joies, mes peines, mes indignations et mes enthousiasmes… Mais le coup de cœur pour Gotye était bien trop grand et les sites francophones à son sujet bien trop peu nombreux pour que je résiste à l’envie de créer un blog entièrement consacré à cet artiste et à son univers. 

Et si j’évoque un fait personnel ici, ce n’est pas parce que je me suis trompée de blog mais parce que le dernier titre de l’album “Making Mirrors” me fait revivre, à chaque écoute, les dernières et fragiles secondes passés auprès de ma chienne bien aimée. 

“Brontë” raconte, en effet, l’histoire d’un chien que ses maîtres se résolvent à faire euthanasier et c’est exactement comme si Gotye contait l’histoire de Myrtille et la nôtre. En voici les paroles et leur traduction : 

Bronte 

 Now your bowl is empty
And your feet are cold
And your body cannot stop a rockin’
I know
It hurts to let go
 

Mmm Mmm Mmm
Mmm Mmm Mmm
 

Since the day we found you
You have been our friend
And your voice still
Echoes in the hallways  of this house
But now
It's the end


We will be with you
When you're leaving
We will be with you
When you go
We will be with you
And hold you till you're quiet
It hurts to let you go
We will be with you
(Nooooooooooo !)
We will be with you
(Oo-oooooooooh !)
We will be with you
(Oh, nooooooooooo !)
You will stay with us

Bronte  

Maintenant, ton bol est vide,
Et tes pattes sont froides
Et ton corps ne peut cesser de se balancer

Je sais
 Ça fait mal de te laisser partir

Mmm Mmm Mmm
Mmm Mmm Mmm

Depuis le jour où nous t’avons trouvé
Tu as été notre ami
Et l’écho de ta voix
Résonne encore dans les couloirs de cette maison
Mais maintenant
C’est la fin
 

Nous serons avec toi
Quand tu partiras
Nous serons avec toi
Quand tu t’en iras
Nous serons avec toi
Et te tiendrons contre nous jusqu’à ce que tu sois en paix

Ça fait mal de te laisser partir
Nous serons avec toi
(Noooooooooon !)
Nous serons avec toi
(Oo-oooooooooh !)
Nous serons avec toi
(Oh, nooooooooooo !)
Tu resteras avec nous


Une histoire banale, certes, mais vous comprendrez facilement que je verse forcément ma petite larme à l’écoute de cette chanson. Une histoire vraie, surtout, arrivée à de proches amis de Gotye. et dont il parle sans pathos inutile mais avec une très belle sensibilité dans cette interview donnée à ARTISTdirect.com : 

“ C’est une histoire chère à mon cœur. Je l’ai écrite au sujet d’amis. C’est à propos d’eux et pour eux. Ils laissaient s’en aller leur vieux chien Bronte qui faisait partie de leur famille depuis 21 ans. Quand vous aimez un animal et quand vous vous préoccupez de son sort, vous ne voulez pas qu’il souffre trop. Vous respectez aussi la nature et ses lois. Ils ont vraiment repoussé au dernier moment leur décision de laisser le chien partir et de l’euthanasier. J’ai trouvé qu’ils le faisaient avec beaucoup d’amour. D’après ce que j’ai pu voir, c’était très instructif pour leurs filles qu’ils ont beaucoup impliquées. Ils l’ont fait en famille. J’ai écrit cette chanson comme si je vivais cette expérience par procuration. C’est pourquoi j’en suis fier. Dans sa simplicité, j’ai l’impression que j’ai restitué mon ressenti de cette expérience même si c’était à distance. On n’est pas obligé de l’interpréter comme une chanson traitant de la relation entre humains et animaux. On peut la retourner comme un gant et l’attribuer à un groupe d’animaux renonçant à cette relation particulière avec un enfant humain qu’ils côtoyaient au cœur de la forêt.“

Voilà qui introduit magnifiquement le clip choisi pour illustrer cette chanson. Encore un dessin animé qui emprunte un peu, cette fois, à l’univers de Miyazaki. N’oublions pas que Wally a fait des études de japonais et semble se passionner pour la culture de ce pays. Un très joli clip, en tout cas, en forme d’invitation au rêve et d’adieu à l’enfance. Mais que la beauté des images ne vous fassent pas passer à côté de celles de chœurs et des percussions : encore une fois une chanson magnifique sur toute la ligne !