Après avoir dévoilé le deuxième trailer de leur album à venir,
les Basics ont annoncé leur participation au premier volume de la compilation #SayYesToLove en faveur de l’adoption du mariage entre personnes de même sexe en Australie.
C’est leur chanson What do You See In Me ? qui apparaîtra sur l’album auquel participe bon nombre d’autre célébrités australiennes et qu’il est possible de télécharger ici. Il semble en effet qu’il n’existe pas de version CD ou vinyle de cette compilation et c’est bien dommage. Par contre, un second volume est déjà prévu.
Un bel engagement qui n’est pas véritablement surprenant quand on se rappelle la collaboration récente du Basic Rock and Roll Party avec une autre formation politique appelée Australian Sex Party qui ne cache pas son soutien à la communauté homosexuelle, entre autres.
On ne sait pas si les Basics figureront sur le second volume de #SayYesToLove mais ce qui est sûr, c’est que leur propre album The Age of Entitlement sortira bel et bien le 14 août prochain. Et le groupe à fait une bien belle annonce puisqu’ils ont révélé que tous ceux qui ont commandé leur nouvel album avant le 27 juillet recevront à titre de bonus et en plus des cartes postales et badges promis un enregistrement numérique de 35 titres, démos, répétitions, etc… Intitulé The Path to Entitlement cet album digital est présenté comme une sorte de making of de ce nouvel opus.
Et a propos de making of, le trio vient de mettre en ligne le troisième – et apparemment dernier – trailer de l'album où l’on peut voir des images un peu moins brouillées des enregistrements réalisés l’an dernier à Abbey Road.
Décidément, les trois compères semblent bien décidés à combler leurs fans ! En effet, les dates d'une nouvelle tournée devraient être annoncées à la mi-août, après la sortie officielle de l'album.
Une fois de plus, Gotye met sa musique au service d'une belle et noblecause : dans ce spot illustrant la campagne Take Another Look lancée par Greenpence, on reconnait aisément la rythmique si particulière et les notes vaporeuses de "Hearts A Mess".
"Un des joyaux océaniques de notre planète est menacé par l’industrie du charbon, et la moitié de la grande barrière de corail a déjà disparu." peut-on lire sur la page Google de Greenpeace France, "Pour demander à l'UNESCO de surveiller et protéger ce site faisant partie du patrimoine mondial de l'humanité >> http://www.takeanotherlook.gp/fr_BE/
Décidément, l'environnement est une très grande préoccupation pour Wally et son engagement dans de telles campagnes rend ses fans vraiment fiers de lui.
C'est par le biais de ce sombre et mystérieux trailer que les Basics ont annoncé la sortie prochaine de leur nouvel album intitulé "The Age of Entertainment". Disponible à partir du 14 août, l'album peut d'ores et déjà être pré-commandé en vinyle, CD ou version numérique sur le site officiel du groupe : http://www.thebasics.com.au/
Un premier clip est déjà visible sur ce site ainsi que sur tous les bons sites de streaming qui se respectent, celui de "Tunaomba Saïdia" ("Nous avons besoin d'aide", en kényan). Réalisé pendant le récent séjour de Tim et Kris au Kénya, (ce qui explique que l'on n'y voie pas du tout Wally), le clip a été réalisé selon les codes du style "benga", très populaire en Afrique de l'Est. La chanson raconte les mésaventures et le désarroi d'une famille d'Ougandais qui ont fui leur pays sur un bateau de fortune pour tenter leur chance en Australie mais qui se retrouvent dans un centre de rétention où ils endurent les pires tourments. Une cause chère au cœur de nos trois amis.
Tunaomba saidia She cannot remember the day she left Uganda And if you had asked her, her eyes would drift right past her From her home she'd come so far She had hope within her heart Her brother, he'd been taken And a soldier they had made him And when they protested, her father he was arrested In that land you have no choice In that land you have no voice And he said "Wapi kuchukuliwa yetu? Sisi kitu kibaya?" Is it too much to wish for a life that could be peaceful? Tunaomba saidia So they told him they would kill him If he did not do what they tell him And his family in danger put their lives in the hands of a stranger In a boat that traveled far Heading for Australia They were picked up by the navy Out where the ocean is wavy To an island were directed Where they were separated Like a prisoner of war Like a common criminal And they say "Wapi kuchukuliwa yetu? Sisi kitu kibaya?" Is it too much to wish for a life that could be peaceful? Tunaomba saidia How was this better than their homeland? And why did no one seem to care? So full of problems, full of violence There was so many people there Like this one time, she was taken By a guard who stripped her naked And when she protested Her father, he was arrested In this place you have no choice In this place you have no voice And she said "Wapi kuchukuliwa yetu? Sisi kitu kibaya?" Is it too much to wish for a life that could be peaceful? Tunaomba saidia For a year now they'd been waiting In their hearts they'd been hoping, praying For a chance to be together And escape this life of torture And hear the words they'd travelled far to hear Welcome to Australia And we say "Wapi kuchukuliwa yetu? Sisi kitu kibaya?" Is it too much to wish for a life that could be peaceful? Tunaomba saidia Tunaomba saidia
Tunaomba saidia
Elle ne se rappelle pas le jour où ils ont quitté l’Ouganda
Et si vous lui aviez demandé, ses yeux se seraient détourné
Vers le foyer, si lointain, dont elle venait
Elle avait de l’espoir plein le cœur.
Son frère avait été pris
Et on en avait fait un soldat
Et quand ils avaient protesté, son père avait été arrêté
Dans ce pays, on n’a pas de choix
Dans ce pays, on n’as pas de voix
Et il dit "Wapi kuchukuliwa yetu? Sisi kitu kibaya?"
Une vie paisible, est-ce trop demander ? Tunaomba saidia
Alors ils lui ont dit qu’ils le tueraient
S’il ne faisait pas ce qu’ils demandaient
Et sa famille, en danger, remit sa vie entre les mains d’un étranger
Sur un bateau ils partirent loin,
Direction, l’Australie.
Ils furent arrêtés par la marine,
Bien loin, là où l’océan fait des vagues
Furent conduits vers une île,
Où on les sépara
Comme des prisonniers de guerre
Comme des criminels de droit commun,
Et ils disent "Wapi kuchukuliwa yetu? Sisi kitu kibaya?"
Une vie paisible, est-ce trop demander ? Tunaomba saidia
En quoi est-ce mieux que leur pays ?
Et pourquoi personne ne semble-t-il s’en préoccuper ?
Tant de problèmes, tant de violence,
Il y avait tant de gens là-bas.
Comme cette fois où elle fut prise
Par un garde qui lui arracha ses vêtements
Et lorsqu’elle protesta
Son père fut arrêté
Dans cet endroit on n’a pas le choix
Dans cet endroit on n’a pas de voix
Et elle dit "Wapi kuchukuliwa yetu? Sisi kitu kibaya?"
Une vie paisible, est-ce trop demander ? Tunaomba saidia
Depuis plus d’un an, ils avaent attendu
Dans leur cœur ils avaient éspéré, prié
Pour avoir une chance d’être ensemble
Et échapper à cette vie de torture
Et entendre les mots pour lesquels ils étaient partis si loin
Bienvenue en Australie
Et nous disons "Wapi kuchukuliwa yetu? Sisi kitu kibaya?"
Une vie paisible, est-ce trop demander ? Tunaomba saidia Tunaomba saidia
Mais si engagés soient-ils, les Basics ne renient en rien leur attachement à des rythmes plus rock et des paroles plus légères. Ainsi, ils viennent de nous livrer un autre clip, celui de "Roundabout", titre bien connu des fans de longue date. La chanson est enfin nantie d'un son studio tout propre et le clip est illustré par des photos prises lors des sessions d'enregistrement dans les studios d'Abbey Road, l'an dernier. On espère que tout l'album sera de la même trempe !
Au printemps dernier, le site de
la NFSA nous faisait part de l’expérience sonore purement et simplement
géniale à laquelle les Basics ont participé.
Tout a commencé avec Kaleena Briggs et Nardi Simpson chanteuses australiennes formant le duo Stiff Gins, spécialisé
dans les chants traditionnels autochtones. Elles ont ont eu l'idée de
faire enregistrer leurs voix sur un cylindre de cire pour donner à leurs
enregistrement un son volontairement suranné. Le résultat est étrange.
On croirait entendre une chanson enregistrée au début du XX° siècle avec
les moyens de l'époque. Les différentes phases de l’expérience peuvent
être observées et écoutées ici.
On découvre également sur cette page que nos
chers Basics ont eux-même tenté l’expérience en chantant leur titre "I
Don't Need Another", seulement accompagnés par à la guitare acoustique
par Tim et en se déplaçant eux-mêmes devant le phonographe afin de créer
les variations de son dont se chargerait aujourd'hui un ingénieur
équipé de toute la technologie moderne.
Le
résultat, enregistré en une seule prise est bluffant, vaguement
fantomatique, dérangeant peut-être et surtout terriblement émouvant !
On jurerait que le trio a voyagé dans le temps et qu'on a retrouvé
leurs œuvre enregistrée sur quelque très ancien support, comme le
témoignage de leur passage inattendu dans un lointain passé.
Wally se trouve toujours à New York où il poursuit ses expériences musicales et sonores.
Dans le clip ci-dessous, nous le voyons à l’œuvre avec son ami j.viewz qui conduit un ambitieux projet sur son site Internet : il s'agit, pour le musicien, de décrypter littéralement l'ADN de la musique en permettant à son public d'assister en temps réel à la conception intégrale d'un album. Choix des lieux de travail, des instruments, des collaborateurs, des samples, écriture des paroles ou des mélodies, tout y est expliqué par le menu et illustré par de petites vidéos.
Dans celle-ci, nous voyons j.viewz se rendre auprès de Wally, dans l'appartement ou le studio (ou l'appartement aménagé en studio) qu'il occupe à New York.
"Je suis en chemin pour rendre visite à Gotye. annonce j.viewz, Ce qu'on ne sait pas à son sujet, c'est que c'est un collectionneur des plus intéressants vieux modèles de synthétiseurs et de boîtes à rythmes. J'aime la musicalité et la bizarrerie de tout ce qu'il fait avec des éléments rythmiques."
Le reste n'est que plaisir de voir les deux compères travailler, notamment sur le Wurlitzer Sideman de Wally, première boîte à rythme produite et commercialisée aux USA vers la fin des années 50.
La délectation que les deux amis éprouvent à brancher ces machines à l'aspect rébarbatif est contagieuse. Et quel bonheur d'écouter les sons qu'ils collectent ou de les entendre entonner "I'm not in Love", le vieux tube de 10cc !
Bref, deux artistes en pleine inspiration dont on attend impatiemment de découvrir le travail abouti !
Après le départ de Wally pour les Etats-Unis, les deux autres membres des Basics ne sont pas restés inactifs, loin de là !
Ce n'est qu'un au-revoir de Wally (et sa marionette) à Kris.
D’une part, Kris a donné plusieurs concerts en solo. Le premier, début mars, dans un club appelé The Catfish et le second vers le milieu du mois dont voici la très belle affiche.
Deux concerts gratuits, cependant ! Je trouve ça un peu dommage : tout travail mérite salaire, tout talent aussi et celui de Kris ne devrait pas être bradé de la sorte !
Le 22 mars, il a donné une interview assez longue au magazine “Hot & Delicious”. Malheureusement, l’interview est un peu difficile à obtenir car il faut la télécharger via iTunes !
Tim, de son côté, était également bien loin d’être inactif mais son actualité était bien plus personnelle puisque le 11 avril dernier, il a épousé sa compagne Felicity Cripps, membre du groupe Hoy qui avait accompagné pendant un certain temps les Basics en tournée.
Une nouvelle qui a réjoui le cœur des fans mais qui les a tout de même un peu pris de court car personne ne s’y attendait même si nous savions que ces deux-là formaient un couple heureux depuis plusieurs mois. Un peu triste, peut-être, que Wally n'ait pas assisté à cette cérémonie.
Enfin, les deux compères ont été mandés par le festival Human Rights Arts and Film Festival pour réaliser la musique de leur clip promotionnel. Le titre “Wadadja” (cérémonie d’alliance) est audible ci-dessous.
Quant à l’album à venir l’idée reste tout à fait d’actualité. Une version vinyle et une version digitale devrait en être proposés dans les mois à venir. Affaire à suivre !
Il semblerait que je sois allée
un peu vite en besogne, le jour où j’ai écrit que ce blog allait rester
en sommeil suite au départ de Wally pour New York et à la séparation des
Basics dont on ne sait toujours pas exactement si elle sera provisoire
ou définitive.
En vérité, les nouvelles n’ont cessé de pleuvoir pendant les semaines qui viennent de s’écouler.
Tout
d’abord, dès le 6 mars, Wally s’est produit une fois encore sur scène
en Australie dans le cadre du festival WOMADelaide. Il était, pour
cette prestation, accompagné par le groupe aborigène Bärra West Wind
fondé par Larry Gurruwiwi, le propre fils du fameux Djalu auquel est
consacré le film Baywara.
Cette
photo a été prise dans les loges, juste avant le concert. On reconnaît
facilement Djalu à notre gauche et bien entendu, Wally à notre droite.
J’ai d’ailleurs appris, à cette occasion, une nouvelle aussi formidable qu’émouvante ! Suite à leurs rencontres, à leur collaboration et au temps passé ensemble, Djalu a carrément décidé… d’adopter Wally ! Il est devenu son fils au même titre que Larry ! C’est un geste si fort, si rare, si incroyable que j’en ai été émue aux larmes ! Dans mon article consacré à Baywara, j’avais supposé que Wally avait pu être adopté par le clan où il semblait s’être parfaitement intégré… mais adopté en tant que fils par Djalu lui-même, par cette mémoire vivante de tout le peuple aborigène, c’est proprement incroyable et j'imagine bien que c’est un privilège qui ne doit pas être accordé au premier Blanc venu ! Une nouvelle preuve, s’il en fallait une, que Wally est une personne exceptionnelle ! Un humaniste véritable comme il n’y en a plus beaucoup dans notre triste monde !
Une photo magnifique qui dit tout mieux que des mots.
Après ce concert unanimement acclamé dont je n’ai malheureusement pas d'extrait, Wally s’est envolé pour les Etats-Unis mais on l’a revu sur scène dès le 21 mars, en guest star au concert de Zammuto.
Un show où une de mes amies du groupe des Wall-Nuts a eu la chance de se rendre et qui était absolument fabuleux, selon elle.
Quelques jours plus tard à peine, on a appris que Somebody That I Used To Know avait remporté pour la troisième année consécutive l’APRA Music Award du titre australien le plus joué à l’étranger. Et le clip de ce même titre à déjà très allègrement dépassé les six millions de vues !
Finalement, on se réjouit de savoir qu’après tout ce temps passé en tournée, entre deux avions, sur scène ou au fond du bush australien, Wally ait tout de même fini par se remettre à enregistrer !